Devenir taxi demande plusieurs démarches. Il faut vérifier les conditions d’accès, réussir un examen, obtenir une carte professionnelle et choisir un mode d’exercice adapté.
Pas de panique, c’est plus simple qu’il n’y paraît. Les points clés concernent le permis B, l’avis médical, le dossier d’examen, l’ADS (autorisation de stationnement) et le budget de départ. Les données de l’Artisanat recensent 37 587 entreprises du secteur et 1 730 postes à pourvoir.
Les sections qui suivent détaillent les étapes dans un ordre pratique. L’encadré ci-dessous donne d’abord l’essentiel en quelques secondes de lecture.
⚡ L’ESSENTIEL
Pour devenir taxi, il faut remplir les conditions d’accès, réussir l’examen CMA, obtenir la carte professionnelle puis disposer d’une ADS ou travailler pour un exploitant.
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Permis : 3 ans minimum, ou 2 en conduite accompagnée -
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Carte : 48 € HT, valable 5 ans -
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ADS : nécessaire en autonome, attente parfois très longue
Contrôler les conditions d’entrée
Le point de départ reste simple. Il faut un permis B assez ancien, un casier compatible et un avis médical positif avant d’aller plus loin.
⏱ 1 à 2 jours
💶 Faible coût
📍 Préfecture et médecin agréé
Monter le dossier d’examen
L’inscription se fait sur examentaxivtc.fr. Il faut préparer identité, domicile, permis, photo et paiement des droits d’examen.
⏱ Quelques heures
💶 Droits d’examen
Passer l’écrit puis la pratique
L’examen comprend une admissibilité théorique puis une admission pratique. Une formation aide souvent à gagner du temps, mais le candidat libre reste possible.
⏱ Plusieurs semaines
📍 CMA
Obtenir carte, ADS et véhicule
Après l’examen, il faut demander la carte professionnelle en préfecture. L’activité démarre ensuite avec une ADS personnelle ou via un exploitant déjà titulaire.
⏱ De quelques jours à plusieurs années
💶 Très variable
Vérifier les conditions pour devenir taxi
Devenir taxi commence par des règles d’accès précises. Il faut avoir au moins 18 ans et détenir le permis B depuis 3 ans. Ce délai tombe à 2 ans avec la conduite accompagnée. Si le permis est encore en période probatoire, la carte professionnelle reste impossible à obtenir.
Permis B, ancienneté de conduite et fin de période probatoire
Le point de contrôle le plus simple reste l’ancienneté du permis. Les données officielles retiennent 3 ans, ou 2 ans après conduite accompagnée. La période probatoire bloque la demande de carte professionnelle, même si l’examen est réussi.
Cette règle évite les mauvaises surprises au moment du dossier. C’est plus simple qu’il n’y paraît. Il suffit de vérifier la date d’obtention du permis avant toute inscription. Pour aller plus loin, il reste utile de comparer les pièces demandées par la préfecture du département visé.
Casier judiciaire, aptitude médicale et justificatifs à prévoir
Le casier judiciaire, plus précisément le bulletin n°2, ne doit pas contenir certaines condamnations. Les infractions graves à la route, le vol, l’escroquerie ou les stupéfiants peuvent bloquer l’accès. La préfecture contrôle aussi l’avis médical d’aptitude et les autres pièces du dossier.
Pour les personnes étrangères, un titre de séjour ou une autorisation de travail peut être exigé. Un document équivalent au bulletin n°2 peut aussi être demandé. Les pièces fréquentes restent l’identité, le domicile, le permis, la photo et parfois le PSC1 (formation de premiers secours). Pour aller plus loin, il reste utile de vérifier la liste exacte auprès de la préfecture concernée.
Quelles sont les conditions médicales et le certificat requis ?
L’aptitude médicale fait partie des passages obligés. Il faut obtenir un avis positif auprès d’un médecin agréé. Le document utilisé est le Cerfa 14880. À Paris, la Préfecture de Police précise que le certificat médical doit dater de moins de 2 ans lors de la demande de carte.
Ce contrôle porte surtout sur la capacité à conduire en sécurité. Il ne faut pas y voir une démarche compliquée. Le rendez-vous permet d’évaluer la vue, l’état général et l’aptitude à exercer un transport public de personnes. Les règles exactes peuvent varier sur l’organisation du rendez-vous, mais pas sur le principe.
Le PSC1 (prévention et secours civiques de niveau 1) apparaît encore dans plusieurs sources comme pièce demandée. Certaines sources privées indiquent qu’il n’est plus toujours obligatoire. Les données disponibles montrent donc une zone d’incertitude. Dans le doute, une attestation de moins de 2 ans reste la solution la plus prudente.
Cette étape mérite d’être anticipée avant l’examen. Elle évite un blocage plus tard. Pour aller plus loin, il reste utile de demander la liste locale des médecins agréés et des justificatifs attendus.
Choisir comment exercer : artisan, locataire ou salarié d’une société de taxis
Le métier de taxi ne s’exerce pas sous une seule forme. Trois options principales existent. Il s’agit du statut artisan, du statut de locataire et du salariat dans une société titulaire d’une ADS. Chaque formule change le budget, la liberté d’organisation et le niveau de risque.
L’artisan travaille à son compte. Ce choix donne plus d’autonomie, mais il suppose souvent d’avoir une ADS personnelle et un véhicule équipé. Le locataire reste indépendant, mais utilise le véhicule d’un exploitant contre redevance. Le salarié conduit pour une société et restitue souvent le véhicule au garage en fin de service.
Les revenus varient fortement selon ce choix. Les données disponibles indiquent qu’un salarié peut percevoir un fixe journalier avec une part des recettes. Certaines sociétés avancent aussi des gains plus élevés grâce à leur réseau. Par exemple, G7 annonce jusqu’à 30 % de revenus en plus, avec une redevance équivalente à 6 % du chiffre d’affaires apporté.
Le bon choix dépend surtout du budget de départ et de la recherche d’autonomie. Il ressort que les grandes villes offrent plus de débouchés. Pour aller plus loin, il reste utile de comparer les contrats, les redevances et les contraintes liées à l’ADS.
Peut-on devenir taxi en étant salarié d’une société de taxis ?
Oui, devenir taxi en étant salarié reste possible. C’est même une voie rassurante pour débuter. Il faut tout de même remplir les conditions d’accès, réussir l’examen et obtenir la carte professionnelle. La différence porte surtout sur l’ADS et le véhicule, pris en charge par l’employeur titulaire.
Cette formule évite souvent l’achat d’une licence. C’est un avantage concret, car les ADS peuvent coûter très cher. Certaines listes d’attente en mairie peuvent aussi durer jusqu’à 9 ou 10 ans. Le salariat permet donc d’entrer plus vite dans le métier.
Le cadre est plus simple pour la gestion quotidienne. Le véhicule appartient souvent à la société. Le chauffeur perçoit généralement une rémunération composée d’un fixe et d’une part variable. En contrepartie, la liberté d’organisation reste plus limitée qu’en artisan.
Cette option convient souvent aux profils qui veulent découvrir le métier avant d’investir. Elle permet aussi de se former sur le terrain. Pour aller plus loin, il reste utile d’examiner les conditions de travail, la part variable et l’amplitude horaire proposées par chaque société.
S’inscrire à l’examen taxi et constituer son dossier
L’examen taxi est organisé par les CMA (Chambres de Métiers et de l’Artisanat) depuis janvier 2017. L’inscription passe par le site national examentaxivtc.fr. Le dossier doit être complet dès le départ. C’est la meilleure façon d’éviter un report de session.
Où s’inscrire et quelles pièces fournir
Le dossier comprend en général une demande d’inscription, une pièce d’identité, un justificatif de domicile de moins de 3 mois, une copie du permis B, une photo d’identité récente et le paiement des droits. Si l’admissibilité est déjà obtenue, l’attestation peut rester valable 3 ans.
Pour les candidats hors Union européenne, une autorisation de travail peut s’ajouter. Certaines CMA demandent aussi des précisions locales. Pas de panique, la logique du dossier reste stable partout. Pour aller plus loin, il reste utile de suivre la check-list publiée au moment de l’inscription.
Combien de temps dure la formation et l’examen ?
La formation n’est pas toujours obligatoire, mais elle est souvent recommandée. Des offres affichent par exemple 80 heures de préparation. Une session relayée sur France Travail mentionne un taux de retour à l’emploi de 65 %. Cela donne un repère utile, sans garantir un résultat pour chaque candidat.
La durée totale dépend du rythme choisi et des dates de session. Certains candidats préparent l’écrit en quelques semaines. D’autres préfèrent étaler la préparation. Pour aller plus loin, il reste utile de comparer les programmes, les horaires et le coût réel avant l’inscription.
Réussir l’examen de capacité professionnelle taxi
Le certificat de capacité professionnelle taxi repose sur deux phases. Il comprend une épreuve théorique d’admissibilité puis une épreuve pratique d’admission. Le programme et l’évaluation sont définis par l’arrêté du 6 avril 2017. Cette base officielle aide à cibler la préparation.
Comprendre les épreuves théoriques et pratiques
La partie théorique vérifie les connaissances utiles au métier. Elle porte sur la réglementation, la sécurité routière, la gestion et l’environnement professionnel. La partie pratique comprend une phase de conduite. Elle permet d’évaluer la maîtrise du véhicule, le comportement professionnel et l’itinéraire.
Le métier ne se limite pas à conduire. Il faut aussi accueillir les passagers, gérer les bagages, appliquer des tarifs réglementés et utiliser un taximètre (compteur officiel). Les règles locales comptent également. Pour aller plus loin, il reste utile de relire le programme exact publié par la CMA.
Choisir une formation ou préparer l’examen en candidat libre
Les deux options existent. Une formation taxi apporte un cadre, des entraînements et parfois un accompagnement pratique. Le candidat libre coûte souvent moins cher, mais demande plus d’organisation. Le choix dépend du niveau de départ et du temps disponible.
Des écoles privées, des CMA et des réseaux professionnels proposent des préparations dédiées. Certaines sociétés, comme G7, mettent aussi en avant leurs parcours internes. L’objectif reste le même dans tous les cas. Pour aller plus loin, il reste utile de demander le contenu précis, la durée et les taux de réussite quand ils sont publiés.
Comment obtenir la carte professionnelle pour devenir taxi ?
Après la réussite à l’examen, la carte professionnelle se demande en préfecture. Cette carte autorise l’exercice comme conducteur de taxi. Son coût annoncé est de 48 € HT. Sa validité est de 5 ans, avec renouvellement ensuite. Une formation continue est aussi prévue tous les 5 ans dans plusieurs préfectures, dont celle du Nord.
La préfecture vérifie toutes les pièces au moment de la demande. Elle contrôle le permis, le casier judiciaire, l’avis médical et les autres justificatifs demandés. C’est une étape administrative, mais elle suit une logique claire. Un dossier complet accélère souvent le traitement.
La carte mentionne aussi le département d’exercice. Une mobilité élargie reste possible dans jusqu’à 4 départements supplémentaires après une formation adaptée. Ce point compte surtout près des grandes agglomérations. Pour aller plus loin, il reste utile de vérifier le service compétent et les délais locaux de fabrication.

Faut-il acheter une autorisation de stationnement pour exercer ?
L’ADS (autorisation de stationnement) reste centrale pour exercer en autonome. Sans elle, un chauffeur ne peut pas stationner comme taxi sur la voie publique. Cette autorisation est délivrée par la commune ou la préfecture selon les règles locales. Le nombre d’ADS est encadré. C’est souvent la vraie difficulté du métier.
Demander une ADS, en acheter une ou travailler avec celle d’un exploitant
Trois voies principales existent. La première consiste à demander une ADS et attendre son attribution. La deuxième consiste à en acheter une auprès d’un chauffeur en place. La troisième permet de travailler avec l’ADS d’un exploitant, comme salarié ou locataire. Cette dernière solution permet souvent de démarrer plus vite.
Le point sensible reste le délai et le prix. Certaines attentes en mairie peuvent aller jusqu’à 9 ou 10 ans. L’achat d’une licence peut coûter très cher selon la zone. Dans les grandes villes, la tension est souvent plus forte. Pour aller plus loin, il reste utile de se renseigner auprès de la mairie, de la préfecture et des exploitants locaux.
Quel est le coût moyen pour démarrer une activité de taxi ?
Le budget pour démarrer comme taxi varie beaucoup. Il dépend du statut choisi, du véhicule et surtout de l’ADS. Il n’existe donc pas un seul prix. Certains coûts restent toutefois faciles à repérer dès le départ. La carte professionnelle coûte 48 € HT, et les droits d’examen s’ajoutent au dossier.
Examen, carte professionnelle, formation, véhicule et ADS
La formation représente un second poste de dépense. Son prix varie selon l’organisme, la durée et l’accompagnement pratique. Une préparation de 80 heures existe dans certaines offres visibles sur France Travail. Le véhicule vient ensuite, avec l’assurance, l’entretien, le taximètre, le terminal de paiement et le marquage obligatoire.
L’ADS change totalement l’équilibre financier. Une demande gratuite peut prendre des années. Un achat peut demander un capital élevé. Une location ou un contrat avec une société réduit l’investissement initial, mais ajoute une redevance. Par exemple, G7 mentionne une redevance équivalente à 6 % du chiffre d’affaires apporté dans certains dispositifs.
Le coût moyen dépend donc surtout du mode d’accès au marché. C’est plus simple qu’il n’y paraît quand les postes sont séparés un par un. Pour aller plus loin, il reste utile d’établir un budget sur 12 mois avant toute signature.
Préparer le véhicule et les équipements obligatoires pour commencer
Avant les premières courses, le véhicule doit respecter la réglementation taxi. Il faut un taximètre homologué, un terminal de paiement électronique et les marquages imposés localement. Les tarifs doivent aussi être affichés. Ces éléments permettent de facturer dans les règles et de travailler sans blocage.
D’autres outils restent très utiles au quotidien. Le téléphone mobile, le GPS, les informations trafic et le système de communication facilitent les courses. Pour certains services, comme le transport de personnes à mobilité réduite, du matériel adapté peut être nécessaire. Des prestations spécialisées, comme le transport de produits sanguins, demandent même des exigences techniques supplémentaires.
Le véhicule doit aussi rester propre, sûr et bien entretenu. Le métier inclut une part réelle de gestion administrative et d’entretien. Cela compte autant que la conduite. Pour aller plus loin, il reste utile de demander la liste locale des équipements et des contrôles avant mise en service.
Devenir taxi suit une logique claire. Les points décisifs restent le permis B, l’examen CMA, la carte professionnelle et l’accès à une ADS. Le vrai choix porte ensuite sur le mode d’exercice, car il détermine le budget, l’autonomie et la vitesse de démarrage dans le métier.

